18 août 2026
Journée de grève : comment organiser l’accueil des enfants de vos salariés dans vos locaux
Le mardi 29 septembre 2026, huit organisations syndicales appellent à la grève dans les trois versants de la fonction publique. Écoles, mais aussi cantines, accueil périscolaire et centres de loisirs municipaux. Et le mouvement pourrait se prolonger au-delà d’une seule journée.
Concrètement : une partie de vos collaborateurs et collaboratrices parents n’auront pas de solution de garde. Certains poseront un congé, d’autres travailleront à distance avec un enfant à côté d’eux.
La date est connue depuis juillet. Voici les options dont vous disposez, et ce qu’il faut trancher si vous retenez l’accueil sur site.

Ce que la grève ferme réellement
Une grève dans l’Éducation nationale ne se limite pas à l’école. La cantine et l’accueil périscolaire dépendent des agents municipaux, également concernés par le mouvement du 29 septembre. Un enfant peut donc se retrouver sans solution avant 8h30 et après 16h30 — précisément les horaires qui permettent à un parent de travailler une journée pleine.
Le service minimum d’accueil ne comble pas ce vide. Prévu par la loi du 20 août 2008 (articles L133-2 à L133-10 du code de l’éducation), il oblige la commune à organiser un accueil uniquement dans les écoles maternelles et élémentaires publiques, et seulement lorsque 25 % au moins des enseignants de l’école se sont déclarés grévistes. Les collèges et lycées en sont exclus, la qualité du dispositif varie fortement d’une commune à l’autre, et ni la cantine ni le périscolaire n’entrent dans son champ. À retenir en revanche : les enseignants doivent déclarer leur intention de faire grève au moins 48 heures à l’avance, dont un jour ouvré. Vous saurez donc l’ampleur réelle des fermetures environ deux jours avant — mais la date du mouvement, elle, est connue depuis des semaines. C’est ce qui permet d’organiser sans attendre.
Les options qui s’offrent aux entreprises et aux parents
| Option | Côté salarié | Côté entreprise |
|---|---|---|
| Télétravail exceptionnel | Garde l’enfant lui-même, tout en travaillant | Fausse bonne idée : présence sans disponibilité réelle |
| Congé ou RTT | Consomme ses jours de vacances sur un événement subi | Gratuit, mais génère du mécontentement |
| Garde à domicile | Enfant gardé chez lui, charge mentale levée | Co-finançable via le CESU, ouvre droit au crédit d’impôt famille |
| Accueil dans vos locaux | Enfant à côté de lui, travaille sereinement | À organiser, mais l’entreprise garde ses équipes disponibles |
(À noter : les jours pour enfant malade ne s’appliquent pas ici — une grève n’est pas une maladie, et les détourner de leur objet fragilise l’entreprise comme le salarié.)
Le télétravail exceptionnel est la réponse la plus fréquente, et la moins efficace. L’enfant est bien gardé — par son parent. Mais celui-ci doit s’en occuper : il enchaîne les interruptions, décale ses réunions, travaille par à-coups. Il est présent sans être disponible, et nettement moins concentré que si son enfant était pris en charge toute la journée.
Le congé ou le RTT règle la question de la garde, mais fait porter le coût entièrement sur le salarié, qui puise dans ses jours de vacances pour un événement subi plutôt que choisi. Sur plusieurs mouvements sociaux dans l’année, l’accumulation nourrit un mécontentement légitime chez les jeunes parents.
La garde à domicile confie l’enfant à un·e professionnel·le au domicile familial. Le parent est libéré non seulement de la garde, mais aussi de la charge mentale qui va avec : pas de trajet supplémentaire, pas d’organisation à monter, l’enfant reste dans son environnement. Cette solution convient à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou la dispersion de leurs équipes — elle ne suppose aucun nombre minimum d’enfants concernés. C’est le métier de partenaires spécialisés comme Le Smartsitting, avec qui nous travaillons régulièrement.
Son autre atout est financier, et il est largement méconnu des directions RH. L’entreprise peut co-financer cette garde via le CESU préfinancé : les sommes versées sont exonérées de cotisations sociales dans la limite de 2 591 € par salarié et par an en 2026, non imposables pour le bénéficiaire, et ouvrent droit au crédit d’impôt famille à hauteur de 25 % des dépenses engagées — un dispositif également accessible aux établissements publics et aux associations.
L’accueil dans vos locaux rassure les parents autrement : leurs enfants sont à quelques mètres, encadrés, et ils travaillent sereinement — voir son enfant au déjeuner, savoir qu’il passe un bon moment dans la salle d’à côté. L’entreprise, elle, garde ses équipes présentes et disponibles sur une journée qu’elle aurait sinon perdue. C’est l’option la plus demandée par les salariés parents, et l’objet de la suite de cet article.
Organiser l’accueil dans vos locaux : les sept questions à trancher
Ce sont, mot pour mot, celles que nous posent les directions RH qui nous sollicitent.
Combien d’enfants ? Y a-t-il un minimum ou un maximum ?
Ni l’un ni l’autre. Ce qui commande, c’est le taux d’encadrement : un·e animateur·rice pour huit enfants au maximum. Sur une journée complète, les équipes se relaient, avec un recouvrement en milieu de journée et au moment du repas — les temps où l’attention doit être la plus soutenue.
Concrètement, une journée se monte aussi bien pour 6 enfants que pour 200 : seul le nombre d’animateur·rices mobilisé·e·s change.
Quelles tranches d’âge peut-on accueillir ?
De 3 à 15 ans. En dessous de 3 ans, les enfants sont trop jeunes pour ce type d’accueil collectif ponctuel. Au-delà de 15 ans, les adolescent·e·s sont autonomes et n’ont pas besoin d’un dispositif dédié.
Entre les deux, le programme se différencie par tranche d’âge plutôt que de proposer la même chose à tout le monde :
- 3-6 ans — activités sensorielles et d’éveil : parcours de motricité, tapis sensoriel, lecture de contes, éveil musical, coloriage, maquillage.
- 6-10 ans — construction et jeu collectif : construction de cabanes, kermesse, ateliers créatifs, jeux de société, ateliers de sensibilisation à l’écologie.
- 10-15 ans — ateliers à contenu : découverte du monde du travail et du métier des parents, initiation à l’entrepreneuriat et à la gestion de l’argent, ateliers bien-être et émotions, création numérique.
Sur une même journée, ces groupes cohabitent sans se gêner : chacun a son espace et son fil conducteur, avec des temps communs — le repas, le goûter, le moment collectif de fin de journée.
Quel espace faut-il prévoir ?
Il faut prévoir un lieu dédié à la journée — salle polyvalente, grande salle de réunion, espace de convivialité libéré pour l’occasion. Quatre points à vérifier : l’éloignement des zones de travail, car des enfants qui jouent font du bruit ; un espace dégagé où circuler et s’asseoir au sol plutôt qu’une salle encombrée de mobilier ; l’accès direct à des sanitaires et à un point d’eau ; et la possibilité d’aménager un coin calme pour les plus jeunes en début d’après-midi.
Comment organiser les inscriptions ?
En deux temps.
Un mois avant, adressez un premier appel aux familles pour recenser les intentions. Présentez le dispositif tel qu’il est, sans le survendre : une journée de garderie et d’animation dans les locaux de l’entreprise, des activités adaptées par tranche d’âge, un repas et un goûter — pris en charge par l’entreprise ou préparés et fournis par les parents, selon la formule retenue. À ce stade, il s’agit d’une inscription de principe, qui vous donne un ordre de grandeur.
À J-7, demandez une confirmation définitive. Les familles s’engagent sur la base du mouvement annoncé, sans savoir encore si leur école précise fermera — les inscriptions de dernière minute, une fois les fermetures connues, restent possibles.
L’inscription doit collecter l’essentiel : âge de l’enfant, allergies et régimes alimentaires, personnes autorisées à venir le récupérer, autorisation de droit à l’image. Prévoyez enfin un·e référent·e interne identifié·e, vers qui les parents peuvent se tourner le jour même. L’animation et la surveillance des enfants sont assurées par notre équipe pendant les activités du programme ; les temps d’arrivée et de départ restent organisés côté entreprise.
Jusqu’à quand peut-on ajuster les effectifs ou annuler ?
Sur une grève, le taux de participation réel n’est jamais connu à l’avance.
Nous établissons donc le devis un mois avant, sur un socle de familles volontairement estimé au minimum. Il reste ajustable à la hausse jusqu’à J-7, chaque encadrant supplémentaire étant facturé au tarif prévu. Passé J-7, tout ajustement entraîne des frais additionnels. En cas d’annulation, seul l’acompte reste dû.
Quelle assurance couvre ce type d’événement ?
Accueillir des mineurs dans des locaux professionnels engage la responsabilité de l’employeur comme celle du prestataire.
KidosDay intervient sous couvert d’une responsabilité civile professionnelle et d’une responsabilité civile exploitation souscrites auprès d’AIG Europe SA, au titre de l’organisation d’événements professionnels — catégorie dans laquelle s’inscrivent l’accueil et l’animation d’enfants en entreprise. L’attestation est transmise sur simple demande avant chaque intervention.
Peut-on adapter le format à un budget contraint ?
Oui. Une journée peut être plus ou moins élaborée selon votre budget et votre besoin — de la garderie simple, centrée sur quelques activités et du jeu libre, à la journée d’animation avec un programme complet par tranche d’âge.
Communiquer auprès des collaborateurs
Une journée de garderie en entreprise doit être communiquée en interne pour toucher le maximum de salariés concernés.
Nous préparons les supports avec vous : mail de lancement, affiche, formulaire d’inscription et FAQ répondant aux questions que posent systématiquement les parents — horaires, repas, encadrement, ce que l’enfant doit apporter.
Un dispositif déjà éprouvé
Nous intervenons régulièrement en entreprise pour des journées de garderie ou d’animation — les dernières en date pendant les épisodes caniculaires de juin 2026, quand les fermetures d’écoles ont conduit plusieurs entreprises à ouvrir leurs locaux aux enfants de leurs salariés. Chez Qonto, une cinquantaine d’enfants ont été accueillis de 9h à 18h dans les bureaux parisiens. Chez 2CGroup, l’initiative a été reprise au 20h de TF1.
« Une grève nationale de la fonction publique est annoncée le 29 septembre et elle va peut-être durer plusieurs jours. Nos clients nous sollicitent pour préparer cette journée au mieux, afin d’accueillir les enfants de leurs collaborateur.trices. L’objectif est double : soutenir les parents en diminuant leur charge mentale des doubles journées (qui sont un enfer, ceux et celles qui ont testé le savent) mais aussi pour éviter d’impacter l’activité de l’entreprise, sur un mois chargé de reprise. »
Lucille Wattraint, co-fondatrice et directrice événementielle, KidosDay
Établissements publics et collectivités
Les EPIC, établissements publics et collectivités comptent eux aussi des agents parents concernés le 29 septembre. Leurs contraintes sont spécifiques : maîtrise des dépenses engagées, règles d’achat public, pièces administratives à fournir — attestation d’assurance, attestation de vigilance URSSAF, cadre contractuel formalisé. Nous pouvons répondre à vos besoins spécifiques.
Le 29 septembre se prépare maintenant
La date étant fixée, toutes les entreprises qui décideront d’agir voudront la même journée — et davantage encore si le mouvement se prolonge. Le nombre d’équipes mobilisables sur une même date est limité : les premières à s’organiser auront le choix du format.
KidosDay organise des journées d’accueil pour les enfants des collaborateurs directement dans vos locaux : programme adapté aux âges, encadrement par des animateur·rices professionnel·le·s, repas et goûter selon la formule retenue. En région parisienne et partout en France, pour les entreprises comme pour les établissements publics.
Pour préparer la journée du 29 septembre, écrivez-nous à lucille@kidosday.fr.
Pour aller plus loin : notre présentation des kids days en entreprise, notre retour d’expérience sur les journées d’accueil en urgence pendant la canicule, notre guide pour organiser un événement pour les enfants des salariés et notre article sur les événements familiaux comme levier de marque employeur.




